L'alimentation comme compensation affective

Qui n'a pas connu de périodes dans sa vie un peu plus creuses, traversées de doutes ou d'incertitudes ? Ces états passagers peuvent perturber un temps notre rapport à l'alimentation par un phénomène de compensation : plus forte addiction au sucre, grignotage compulsif et réitéré, etc. Ces troubles modérés, appelés compulsions alimentaires émotionnelles, engendrent souvent un sentiment de découragement et de culpabilité face à la prise de poids. Si nous nous orientons aussi spontanément vers le paquet de gâteaux qui se matérialise de façon irrésistible dans notre cerveau, c'est que l'alimentation occupe une place privilégiée dans notre affect depuis la naissance. Cette visualisation déclenche un réflexe naturel pour consoler notre désarroi ou notre ennui.

Se réconcilier avec soi, retrouver le goût de se faire plaisir

Une façon de résoudre ces accès, voire ces excès, est de se concentrer sur sa vie, son corps et son esprit. Si les temps "vides" ont tendance à nous faire fondre sur le placard à sucreries, vidons le placard et remplissons les temps vides ! Dressons la liste de tout ce qui nous fait plaisir : cinéma, activité   sportive, massage, soins de la peau, musique, concert, invitations à lancer, amis à rappeler, atelier peinture ... une règle de base : sortir de la maison et passer à l'action ! Toute seule, c'est un peu trop difficile ? De nombreuses techniques de relaxation - yoga, Taï Chi, méditation... - peuvent aider à se détacher de ces compulsions. Objectif : trouver la ficelle qui amorcera le cercle vertueux du mieux être, de l'équilibre nutritif et social. Se réconcilier avec soi passe aussi par une mise en accord de son corps et de son esprit.

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