Au cœur du processus : les cellules adipeuses ou adipocytes

Nos cellules adipeuses alimentent notre chaudière interne. En fabriquant du carburant, en le stockant (lipogenèse)  et en le libérant (lipolyse) quand nécessaire, elles gèrent l'énergie dont notre corps a besoin. Ce carburant, stocké sous forme de triglycérides dans les adipocytes, est constitué de sucres et d'acides gras prélevés par la cellule dans la circulation sanguine. C'est une hormone, l'insuline, qui déclenche la lipogenèse et ce dès le début d'un repas (ou d'un grignotage). Le sucre étant l'activateur principal. Pour mincir, on peut donc agir sur 2 leviers : la lipogenèse, que l'on limitera et la lipolyse, que l'on favorisera. L'objectif étant de dépenser au moins autant que ce que l'organisme absorbe. Sans omettre plaisir et détente via massages et soins du corps pour en modeler joliment les contours !

Comment limiter la lipogenèse ?

En apportant à notre organisme les aliments adaptés en respectant ses biorythmes. Cela signifie que la consommation de certains aliments sera préférable le matin, alors que la propension cellulaire à déstocker est plus importante. Et le soir, l'apport nutritif sera plutôt maigre et pauvre - voire nul - en sucres pour éviter tout "surstockage". Enfin, alors que le pic d'insuline déclenchant la lipogenèse décroît au bout d'1 heure, évitez de le réactiver par un grignotage superflu et suffisant pour relancer l'opération "stockage" de graisses.
    

Comment favoriser la lipolyse ?

En bougeant ! L'activité physique déclenche la sécrétion de deux hormones, l'adrénaline et la noradrénaline. Ce sont elles qui envoient l'ordre de déstockage à l'adipocyte qui transforme les triglycérides (graisse stockée) et les libère dans le sang sous forme de sucres et d'acides gras. Ainsi le matin, alors que les cellules se mettent en lipolyse spontanée sous l'influence d'un pic élevé d'adrénaline, de noradrénaline et de cortisol, hormone de l'activité, l'exercice physique sera très rentable. A l'inverse, en l'absence de toute activité, les acides gras et le sucre inutilisés par les muscles seront retransformés par les adipocytes pour former d'autant plus de réserves de graisses. La sédentarité est fatale à la minceur ... CQFD.

Un expert s'exprime :

« Seule une prise en charge globale de soi peut garantir un amincissement durable. Pour l’alimentation, l’exercice physique, et même les massages, les lois de la chronobiologie sont les mêmes, et le facteur "moment" joue un rôle décisif. »

 

Dr. Lafontan, Directeur de recherche émérite à l'Inserm, expert en rythmes biologiques, biologie du tissu adipeux humain, problèmes de surpoids et d’obésité.

En bref, Les meilleurs moments pour bouger :

  • Entre 7 et 8 heures, avant le petit déjeuner (à l'heure où le cortisol - hormone de l’activité -, de l’adrénaline et de la noradrénaline - hormones de l’effort et du stress - sont à leur pic d'activité).
  • Entre 11 heures et 13 heures, avant le déjeuner.
  • Entre 18 heures et 19 heures, avant le dîner qui doit être léger.

 

En règle générale, évitez tout exercice physique après les repas : la sécrétion d’insuline, induite par la prise d’aliments, freine le déstockage et l’exercice est beaucoup moins rentable.

Check list pour une alimentation idéale :

  • La règle d'or : respectez trois repas à heures fixes par jour. N'oubliez pas que les grignotages déclenchent à chaque fois une sécrétion d’insuline et donc, une lipogenèse.
  • Le matin, accordez-vous un petit déjeuner énergétique avec des sucres lents et des lipides. Dans la première moitié de la journée, on devrait avoir absorbé 70 à 80 % de notre ration alimentaire.
  • Le soir, le repas ne doit pas être trop copieux. Évitez les sucres et les graisses. L’organisme stocke davantage, les mécanismes d’élimination sont freinés.
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